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9 / Les combats pour la colline de Santon


GPS: 49.1883933N, 16.7637447E

9 / Les combats pour la colline de Santon

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La colline de Santon rend non seulement le témoignage de la bataille des Trois Empereurs mais elle offre aussi de nombreuses possibilités pour les naturalistes et les amateurs de la nature. La colline a une position stratégique. On fit des découvertes archéologiques importantes sur ses côtés. On dit même qu´il y avait jadis une forte colonie de vieux Slaves nommée Velingrad mais on n´a pas encore de sérieuses preuves et de découvertes archéologiques pour prouver ce fait.

Santon dans le siège des troupes françaises

La position stratégique attira non seulement nos ancêtres en des temps reculés mais aussi des personnes qui nous sont plus proches dans le temps. Napoléon Bonaparte se décida avant le bataille des Trois Empereurs le 2 décembre 1805 que la colline de Santon deviendrait le point d´appui suprême de l´aile gauche de l´établissement français. Il choisit pour la défense de la colline le XVIIe régiment d´infanterie légère du général Claparède. Cet homme non seulement le fortifia solidement avec trois rangées de tranchées mais il l´assura aussi avec 18 canons lourds. La tâche n´était pas facile, Napoléon donna l´ordre de défendre la colline jusqu´au dernier homme. Les Français remplirent le commandement de leur chef.

Le jour de la bataille, les deux divisions d´infanterie du Ve corps d´Armée du maréchal Lannes et la cavalerie du maréchal Murat gardaient les positions à droite des corps du général Claparède. Elles quittèrent leurs positions à neuf heures du matin quand elles virent à droite les troupes du maréchal Soult assiéger la colline de Pratzen. On vit de loin au nord-est de la poste de Posoritz les troupes russes du général Bagration qui marchaient à leur rencontre. Ce descendant de l´aristocratie appauvrie de la famille royale de la Géorgie servait dans l’armée depuis ses dix-sept ans. Il laissa derrière lui la poste de Posoritz, traversa le ruisseau de Posoritz et il affronta peu de temps après le corps de Lannes et la cavalerie française. Les Russes essayèrent de contourner la colline de Santon par la droite. Les batteries françaises les accueillirent par un grand tir. L´artillerie russe de Bagration le leur rendrit. Les Russes arrivèrentt à occuper momentanément Bosenitz mais ils durent finalement reculer devant le tir d´artillerie française et la contre-attaque du XVIIe régiment d´infanterie légère avec les troupes du maréchal Lannes. Après deux heures de l´après-midi, Bagration commença à reculer vers Raussnitz.

La fin de Valhubert

Ce fut sur ce champ de bataille que le général français Roger-Valhubert fut blessé par un impact de boulet de canon pendant l´affrontement avec les soldats russes. Plus tard, il decéda de ses blessures et mourut à Brünn. L´histoire célèbre quoique mouvementée est rappelé par la plaque commémorative sur la place du village mais aussi par le monument du général Valhubert près de la route en face de Santon. On voit de loin sur la colline la chapelle de la Sainte Vierge qui fut reconstruite ici en 1832. Les soldats de Napoléon l´avaient détruite avant la bataille des Trois Empereurs et l´avaient utilisée pour la construction des retranchements pour leurs canons. On raconte parmi les gens une légende de la statuette de la Sainte Vierge par rapport à cet événement. Les soldats essayèrent de la brûler pendant le démontage de la chapelle mais les habitants la trouvèrent après la bataille miraculeusement intacte. On peut voir l´exacte réplique du canon français du temps de Napoléon devant la mairie de Bosenitz. On peut même voir dans le bâtiment le petit musée de la bataille et le diorama de la bataille d´Austerlitz pendant les heures de bureau.

Bosenitz s´est inscrite dans la conscience des gens par la reconstritution annuelle de la bataille d´Austerlitz et par d´autres actes commémoratifs. Depuis plus de vingt ans des amateurs de l’histoire militaire et des centaines de clubs de l´histoire militaire de toute l´Europe et d´outre-mer se rassemblent à Bosenitz vers la fin novembre et le début décembre pour jouer dans de parfaites répliques de costumes et d´armes d´époque une partie concrète de la bataille avec le résultat connu d´avance. Des milliers de visiteurs assistent au spectacle malgré un temps froid.

L` origine du nom Santon

Comment la colline de Santon a en effet acquis son nom inhabituel? Outre l´appellation Santon, on peut rencontrer aussi la colline de Napoléon, pourtant ce nom n´est pas entré dans l´utilisation courante. On dit que ce sont les soldats de Napoléon qui avaient appelé la colline Santon parce qu´elle leur rappelait la colline du même nom qu´ils avaient rencontrée pendant la campagne d’Égypte. Mais l´autre supposition est plus probable: Santon est la déformation du nom français Saint Antoine. L´autre possibilité dit que le nom provient de la France du Sud où « Santon » désigne la crèche ornée par les figures de différentes professions. Même aujourd’hui ces « santons » se vendent comme des souvenirs. La vue qui s´offrait aux soldats de Napoléon de la colline pouvait justement leur rappelait ces crèches populaires.

Si vous aimez la géologie, sachez que Santon est le prolongement des collines de Drahany qui proviennent du paléozoïque. Vous pouvez voir ou examiner de plus près le fond rocheux mis à nu sur la pente nord ou ouest du sommet déboisé mais aussi sur la pente sud de la partie inférieure boisée de la colline. Les botanistes s´apercevront sans doute qu´il y a, grâce aux conditions climatiques et géologiques favorables, une végétation de steppe et d’autres formes de plantes thermophiles dont certaines protégées. A titre d´exemple il s´agit de la julienne triste ou de la renoncule illyrienne.